Quatrième () de couverture
02/12/2009 19:48 par Quemenes
Quéménès est une île située dans la mer d'Iroise, nichée au beau milieu de l'archipel de Molène.
Dans l'historique de Quéménès, la préhistoire est l'époque la plus lointaine jusqu'à laquelle on puisse remonter. Effectivement, pas moins de huit chambres mégalithiques ont été découvertes sur le site et de nombreux menhirs s'élèvent ça et là.
On a trouvé aussi des pièces de monnaie datant des Ducs de Bretagne.
Quéménès fut la propriété des moines de l'abbaye de Saint Mathieu pendant plusieurs siècles.Dans une lettre datant de 1473, le Duc de Bretagne enjoignait à son sénéchal de faire respecter la propriété des moines sur cette terre. Plus tard en juin 1858, les moines cédèrent les 3/8ème de l'île à François Kerlec'h contre une maison et ses dépendances situées à Plougonvelin.
En 1758, Quéménès a subi l'incursion ennemie. Les Anglais y débarquèrent et emmenèrent tout le bétail.
Ensuite Quéménès a changé de main et a vu passer quelques propriétaires:
- Madame Levasseur, veuve de Monsieur Frotin, par adjudication le 5 juillet 1923.
- La société TISSIER, usine d'algues.
- Madame Bellanger-Origet.
Quéménès fut rattachée à la commune du Conquet en 1899.
Elle fut incorporée dans le Parc d'Armorique, dès sa fondation.
Puis plusieurs locataires se succédèrent pour exploiter l'île et le ramassage du goëmon. De par sa longévité dans les îles de l'Archipel, Madame Floc'h a marqué son époque. Elle arrive à Trielen à 13 ans, se marie. Elle ira trois ans à Bannec et passera cinquante ans entre Quéménès et Trielen dont dix-sept ans veuve. C'était une femme de caractère qui a "maté" les nombreux domestiques: des tôlards avec de petites peines qui étaient "parachutés" dans les îles comme main-d'oeuvre précieuse.
Mon père, Henri Tassin, fut le seul à être locataire puis propriétaire pendant près de cinquante ans . Après son service militaire, il n'a pu rentrer dans la Marine comme il aurait voulu pour cause de maladie. Une fois rentré chez lui à Lampaul-Plouarzel, son père qui allait faire le goëmon "aux îles" lui dit que Quéménès se libérait de ses locataires et qu'il devrait tenter le coup. Il hésita puis se lança et loua l'île fin 1953. Quelques années après, le propriétaire décida de vendre Quéménès et demanda à mon père de quitter les lieux ou d' acheter l'île. Il passa le pas et l'acheta en 1960.
Quéménès a été notre résidence principale et nous y avons vécu tels des Robinsons. Mon père a cultivé au maximun la terre, a agrandi la ferme, a exploité le champ d'algues aux alentours pour la demande des usines et a fait la pêche. Il est décédé en 1993 à seulement 65 ans, usé par le travail. Lui aussi a gagné le respect des gens par son courage et sa ténacité.
Faute d'entente, Quéménès a été mise en vente et est devenue la propriété du Conservatoire du Littoral en février 2003.
Contrairement au premier, ce livre a été fait à compte d'auteur. Ce qui a impliqué un travail énorme, une rigueur et une vigilance de tous les instants avec des moments difficiles et parfois de découragement. L'aide et les informations, il a fallu aller les chercher. Rien ne s'est fait tout seul. Mais fidèle à ma devise, j'y suis allée jusqu'au bout:
"L'IMPOSSIBLE N'EXISTE PAS, TANT QU'ON N'A PAS FAIT L'EFFORT D'ESSAYER"
La photo de la couverture a été prise par mon fils Quentin. C'est sa manière à lui de participer à la fabrication du livre en hommage à son père.
J'ai ensuite aidé mon mari à entretenir et sauvegarder Quéménès.
Mon mari est décédé tragiquement en juillet 2007. A travers ce second livre intitulé "L'île de Quéménès, mon paradis désenchanté" aux éditions "Le Thabor" et publié en juin 2009, j'ai voulu le mettre en lumière, lui qui a été l'homme de l'ombre mais qui a fait énormément pour que Quéménès ne soit ni un squat ni laissé l'abandon.
Comme le premier livre, le second est un livre témoignage mais aussi un cri de détresse et un cri d'amour . Ce livre m'a servi en quelque sorte de thérapie pour survivre à la disparition de mon mari.
Quatrième de couverture faite par un ami.
Eh oui une troisième couverture pour le printemps 2007. Et toujours le pemier livre.
En prenant la succession de la maison d'édition, la nouvelle éditrice a voulu donner un coup de jeune dans la présentation des livres.
Voilà donc la nouvelle couverture du livre en 2006.
Fille de l'ancien propriétaire de l'île de Quéménès puisque mon père, Henri Tassin, l'a louée en 1953 avant de l'acheter en 1960.
Née en 1957, j'ai grandi, ballottée entre les pensionnats depuis l'âge de cinq ans et Quéménès, notre résidence principale.
J'ai fait des études d'électronique au Lycée de la Croix-Rouge à Brest puis une formation d' informatique avant de rentrer comme opératrice de saisie puis transmetteur à l'Arsenal de Brest. Après vingt ans de bons et loyaux services, j'ai arrêté ma carrière professionnelle pour des raisons de santé et familiale. Dans le même temps, mon père décédait, en 1993.
En plus de mon chagrin, j'étais désolée que sa vie ne soit inscrite nulle part. J'entrepris donc d'écrire le parcours atypique de mon père et du même coup, notre enfance sur Quéménès.
Voilà comment mon premier livre est né, intitulé "Un bout de vie ............sur l'île de Quéménès" éditions "La Découvrance" sorti en mars 2005.